vaccination

Chez les personnes ayant déjà eu le Covid, un délai « de préférence » de 6 mois avant la vaccination est recommandé

Pour celles et ceux qui ont déjà contracté le Covid-19, la vaccination doit être envisagée au moins 3 mois après l’infection, et de préférence après 6 mois, recommande la Haute autorité de santé (HAS). De plus, pour les personnes immunisées post-infection, une seule injection du vaccin suffit.

Les personnes immunocompétentes ayant fait une infection datée par le Sars-CoV-2 (symptomatique ou non), prouvée par une PCR ou un test antigénique, « doivent être considérées comme protégées pendant au moins 3 mois mais plus probablement 6 mois, contre l’infection par le Sars-CoV-2 par l’immunité post-infectieuse ». A partir du moment où, comme le montrent différentes études, les anticorps neutralisants induits par l’infection sont toujours présents, « il n’est pas utile de vacciner avant ce délai » de 6 mois, a expliqué Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations (CTV).

La haute autorité estime qu’il n’est « pas pertinent » de faire des sérologies à toutes les personnes n’ayant pas d’infection documentée -pour savoir si elles auraient déjà été infectées sans le savoir- avant de faire la vaccination. Mais si jamais elles ont une sérologie positive, il faut alors faire partir le délai de 3-6 mois à la date de la sérologie.

Deux exceptions à la règle d’une seule dose :

  • Les personnes immunodéprimées -notamment celles qui ont un traitement immunodépresseur chronique après une greffe- ont une réponse immunitaire de moins bonne qualité et ainsi, même si elles ont été infectées auparavant, il est recommandé de leur donner les 2 doses de vaccin.
  • Les personnes infectées après la première dose du vaccin. Dans ce cas, il est recommandé de faire la 2e dose, mais en allongeant le délai à 3 à 6 mois.

Par ailleurs, les personnes qui présentent des symptômes de façon persistante après l’infection par le Sars-CoV-2 (cette question du « Covid long » faisant d’ailleurs l’objet d’un autre avis de la HAS, cf dépêche du 12/02/2021 à 17:09 ) n’ont « pas d’obstacle » à la vaccination, a indiqué Elisabeth Bouvet. Cela peut toutefois être discuté avec un spécialiste au cas par cas.

 

Sources : APM News, HAS

 

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Le vaccin AstraZeneca arrive chez les médecins de Haute-Garonne

Les médecins de ville vont être autorisés à vacciner leurs patients âgés de 50 à 64 ans. Les premières doses arriveront dans les pharmacies le 22 février.

Jusqu’à présent, le vaccin AstraZeneca était réservé aux personnels soignants. Mais l’approvisionnement va permettre de vacciner le grand public, dès réception des doses, la semaine prochaine. Les vaccins Pfizer et Moderna restent, pour l’instant, réservés aux patients de plus de 75 ans. « La demande des patients est très forte, donc c’est vraiment une bonne nouvelle. Le début de la vaccination devrait s’opérer vers le 25 février. », explique le docteur Jean-Louis Bensoussan, médecin généraliste, vice-président de l’URPS Occitanie.
Chaque médecin recevra un flacon de 10 doses la première semaine. Huit à 10 jours plus tard, cet approvisionnement pourrait atteindre quatre flacons, soit les doses nécessaires pour vacciner 40 personnes par semaine et par médecin. Tous les médecins volontaires de Haute-Garonne pourront vacciner les patients qui le souhaitent. Les premières commandes ont été terminées mercredi 17 février.

Source : La Dépêche du midi

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Vaccination : un arrêté encadre la rémunération des professionnels de santé

Qu’ils soient infirmiers, médecins, remplaçants, retraités ou étudiants ; en ville, en CPTS, à l’hopital ou en centre de santé, la rétribution des différents acteurs de la campagne de vaccination contre le coronavirus Sars-CoV-2 est dorénavant encadrée forfaitairement lors de vaccination « dans un cadre collectif ». La Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) avait proposé un cadre de rémunération début janvier. L’arrêté publié samedi 6/02/2021 au Journal officiel a confirmé et détaillé ces forfaits, pour permettre aux professionnels libéraux ou exerçant en centre de santé de se référer à une grille standardisée.

Comment ça marche ?
« La structure (le centre de vaccination) contractualise avec le professionnel de santé, assure sa rémunération puis se fait rembourser par l’Assurance Maladie des sommes versées à ce titre. La structure ne facture pas les actes. La demande de remboursement se fait en envoyant chaque semaine un bordereau spécifique (XLSX) retraçant les vacations réalisées par ces professionnels, à la caisse d’assurance maladie où se situe la structure.
Dans le bordereau, il faut remplir l’onglet correspondant au statut de chaque professionnel intervenant : retraité, étudiant ou remplaçant » expose l’Assurance Maladie.

Les chiffres :  

Professionnel de santé de ville ou exerçant en centre de santé
Professionnel de santé Demi-journée de 4 heures Période de moins de 4 heures
Infirmier 220€ (240€ les samedis après-midi, dimanches et jours fériés) 55€/h (60€/h les samedis après-midi, dimanches et jours fériés)
Médecin 420€ (460€ les samedis après-midi, dimanches et jours fériés) 105€/h (115€/h les samedis après-midi, dimanches et jours fériés)
En CPTS, centres et maisons de santé
Professionnel de santé Période: 8h-20h Période: 20h-23h et 6h-8h Période: 23h-6h, dimanches, jours fériés
Etudiants en 3e année de soins infirmiers 12€/h 18€/h 24€/h
Infirmiers retraités 24€/h 36€/h 48€/h
Externes ayant validé leur DFASM2 24€/h 36€/h 48€/h
Internes et médecins retraités 50€/h 75€/h 100€/h

 

Que dit l’arrêté ?
Est prévue une dotation de l’assurance maladie forfaitaire pour les établissements de santé publics et privés, perçue « en sus de la garantie de financement des établissements de santé pour faire face à l’épidémie de Covid-19 », afin d’indemniser les consultations et injections effectuées « au titre de la vaccination contre le Sars-CoV-2 réalisées dans des centres de vaccination dont ils assurent le fonctionnement ».
« Le montant de cette dotation dépend des lignes vaccinales mises en place par [les établissements] pour assurer la vaccination au sein des centres de vaccination dont ils assurent le fonctionnement », dispose l’arrêté.
« Une ligne vaccinale est définie comme un ensemble de personnels médecins et infirmiers hospitaliers ou libéraux, retraités ou étudiants et de fonctions support hospitalières, mobilisés pour assurer les vaccinations au sein d’un centre de vaccination pour une durée de quatre heures » – precise-t-il.
« Chaque ligne vaccinale doit comporter un temps de médecin et un temps d’infirmier permettant la réalisation d’un minimum de quarante injections par période de quatre heures », le montant de la dotation étant calculé sur la base des données transmises à l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (Atih) par le recueil FICHSUP.

Le décret prévoit 4 niveaux d’indemnisation par période de 4 heures.

Jours de semaine et samedi matin  Samedis après-midi, dimanches et jours fériés 
Forfait A :
– Médecins et infirmiers hospitaliers, retraités ou étudiants
– Fonctions support hospitalières
625€ 1.015€
Forfait B :
– Médecins hospitaliers, retraités ou étudiants
– Infirmiers libéraux
– Fonctions support hospitalières
500€ 800€
Forfait C :
– Médecins libéraux
– Infirmiers hospitaliers, retraités ou étudiants
– Fonctions support hospitalières
340€ 550€
Forfait D :
– Médecins libéraux
– Infirmiers libéraux
– Fonctions support hospitalières
220€ 380€

 

NB 

L’ensemble des actes et consultations de vaccination contre le Sars-CoV-2 sont pris en charge à 100% par l’assurance maladie, sans avance de frais.

L’arrêté intègre par ailleurs des dispositions visant à « favoriser le recours aux seuls dispositifs de criblage permettant de détecter la présence de différents variants d’intérêt circulant sur le territoire » en précisant la facturation des actes de séquençage.

 

Sources : APMnews, Assurance Maladie

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