COVID 19 : actualités

Covid-19: l’arrivée d’une pédopsychiatre au conseil scientifique est un « message très fort »

La pédopsychiatre Angèle Consoli a estimé que son entrée au conseil scientifique était un « message très fort » et signe de l’intérêt majeur porté aux patients souffrant de troubles psychiatriques ainsi qu’à « tous ceux qui sont éprouvés psychologiquement par la pandémie qui dure », mercredi lors d’un point presse en ligne.

Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique (fort actuellement de 17 membres) n’a pas souhaité parler de la position du conseil scientifique quant à la situation épidémiologique actuelle ; mais a toutefois indiqué que le conseil scientifique avait « produit une série de notes et d’avis pour les autorités politiques de ce pays depuis maintenant un mois », et que le gouvernement « les rendra publics quand il le souhaitera » – le dernier avis mis en ligne sur le site du ministère des solidarités et de la santé est daté du 12 janvier.

Variants et contrainte sociale

« Nous avons dans notre radar deux grandes directions », a ajouté Jean-François Delfraissy.

La première est consacrée aux aspects fondamentaux de la diffusion des variants du Sars-CoV-2, avec des questions telles que: « Est-ce qu’un variant peut être un protecteur vis-à-vis d’un autre variant ? Est-ce qu’ils vont se multiplier ou au contraire ne pourront plus produire de nouveaux variants au bout d’un moment ? Est-ce qu’il y a des échappements immunitaires qui se passent ? », a énuméré le président du conseil scientifique.

La deuxième direction est une « réflexion de moyen terme » sur « comment gérer cette pandémie sur la durée, en s’appuyant sur des données scientifiques qui permettent peut-être aussi de libérer un certain nombre de contraintes sociales » et de « laisser une place plus importante aux sujets sociétaux ». Le Pr Delfraissy a dans ce cadre évoqué la publication, jeudi dans le Lancet Public Health, d’une lettre qu’il a rédigée avec quatre autres membres du conseil scientifique. Cette lettre décrit « [notre] pensée sur comment à la fois gérer l’évolution du virus, gérer l’échappement immunitaire et gérer cette vision un peu nouvelle de comment s’engager sur une vision sociétale ».

Dans cette lettre, ils formulent vivement « que la stratégie de confinement-déconfinement n’est plus adaptée pour lutter contre la pandémie de Covid-19 » et s’élèvent pour une « nouvelle approche » fondée sur « un contrat social clair et transparent » entre les générations, car le Covid-19 ne cesse de durer.

Un impact psychologique avéré de la crise sanitaire

Angèle Consoli a effectivement considéré que l’entrée d’un pédopsychiatre au conseil scientifique était un « message très fort », montrant l’intérêt majeur porté aux patients présentant des troubles psychiatriques ainsi qu’à « tous ceux qui sont éprouvés psychologiquement par cette pandémie qui dure ». Elle a notamment rappelé que l’impact psychologique de la crise sanitaire était « avéré » et que Santé publique France (SPF) avait mis en évidence un « niveau élevé » de symptômes anxieux et dépressifs et d’idéations suicidaires.

 

La pédopsychiatre a pointé qu’il y avait cinq types de populations très à risque :

  • les malades du Covid (qui peuvent présenter des symptômes persistants notamment d’ordre psychologique)
  • les personnes ayant au préalable des troubles psychiatriques, une addiction ou un handicap
  • les personnes âgées (qui sont des populations très vulnérables et qui souffrent peut-être davantage de l’isolement)
  • les jeunes
  • les soignants (qui sont « confrontés au quotidien à des enjeux éthiques et émotionnels »).

Deux facteurs de risque sont centraux, pour Angèle Consoli : « la précarité et l’isolement social, aggravé par les mesures de restriction ». Le président de la Société française de gériatrie et gérontologie (SFGG) a souligné qu’il travaillait avec le conseil scientifique depuis le début de la première vague. La société savante « essaie d’avoir une vision intégrative depuis le début de la pandémie », avec une approche « par nature » médicopsychosociale, a fait valoir Olivier Guérin.

Source : APMnews, Le Monde

 

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Conférence de presse d’Olivier Véran : la durée d’isolement des patients Covid+ sera allongée à 10 jours

A partir de lundi 22 février, la durée d’isolement des patients Covid+ passera « de sept à 10 jours » a annoncé Olivier Véran, le ministre des solidarités et de la santé, lors d’une conférence de presse donnée le 18/02/2021.

Selon le ministre, « certaines études scientifiques évoquent la possibilité que les variants puissent être responsables d’une durée de contagiosité plus importantes » que celles de la souche historique du Sars-CoV-2. La durée d’isolement pour les cas contact restera de sept jours.

Il a également annoncé le prolongement jusqu’au 1er juin 2021 du système de télédéclaration via le site internet de l’assurance maladie pour déclarer sa positivité et pour bénéficier d’un arrêt de travail, sans jour de carence.

Vittoria Colizza, directrice de recherche à l’Inserm, a présenté les données utilisées pour le suivi de l’épidémie : « Le couvre-feu anticipé a eu un impact considérable sur le recul de la souche historique (…). Si seule la « souche historique » circulait, on serait capable aujourd’hui d’avoir un recul de l’épidémie dans le temps, grâce à ce couvre-feu à 18h ». Or, dans le même temps, « on a une augmentation du variant britannique », a-t-elle constaté, précisant que cette modélisation est « en accord avec les estimations qui sont issues de la deuxième enquête flash ». Ainsi, en additionnant les deux courbes (courbe de la souche historique et courbe du variant britannique), « on se retrouve sur un plateau [..], qui est un équilibre important à garder mais en même temps assez fragile ».

Projections et vigilance

Trois projections fondées sur trois hypothèses ont été présentées :

  1. Maintien de la situation (situation de référence étant la semaine du 1er au 7 février 2021), la projection permet de mettre en lumière « une augmentation du nombre d’hospitalisations hebdomadaires à cause de l’augmentation du variant [britannique] dans le temps », même « si on est capable de continuer à faire baisser la souche historique ».
  2. Assouplissement des mesures : la dynamique d’augmentation du nombre d’hospitalisations hebdomadaires est « plus largement » accélérée.
  3. Renforcement des mesures de distanciation sociale : renforcement de la stratégie « tester-alerter-protéger ». « Dans ce cas, on pourrait avoir une plus forte réduction, pas seulement de la souche historique, mais aussi du variant britannique dans le temps », ce qui permettrait, selon la directrice de recherche, de « gagner du temps par rapport au moment où on pourrait [vacciner] de façon plus large [et] donc impacter la courbe épidémique ».

Pour Olivier Véran, si ces projections ont leur marge d’incertitude, elles nous montrent ce qui pourrait se passer dans les prochaines semaines et impliquent de toute façon de « redoubler de vigilance », notamment autour des variants.

36% des cas positifs criblés correspondent à des variants dits britanniques

Selon le ministre, la stratégie « tester-tracer-isoler » est « l’une des armes les plus puissantes dont nous disposons ». Aujourd’hui, la très grande majorité des tests positifs (antigéniques ou PCR) sont passés en criblage ou en séquençage, et il ressort que 36% des cas positifs criblés correspondent à des variants dits britanniques et que 5% correspondent à des variants dits brésiliens ou sud-africains », a expliqué Olivier Veran.

Disparité territoriale

À Dunkerque et dans le département du Nord, le taux de variant britannique est à 72% et l’incidence en hausse régulière, dépassant les 600 cas pour 100.000 habitants par semaine. A Mayotte, « le variant sud-africain pèse pour 69% des cas, la pression sanitaire y est très élevée ». Il y a donc « un lien clair entre la flambée épidémique et la montée des variants (…) mais force est aussi de constater qu’un fort taux de variant ne s’accompagne pas toujours – en tout cas pas au début – d’une augmentation du nombre des contaminations (…) et, pour l’heure, nous ne savons pas l’expliquer » a-t-il exposé.

Actions mises en place

  • Des tests salivaires seront déployés dès la semaine prochaine, notamment dans les écoles.
  • La visite d’un infirmier libéral à domicile est proposée depuis le 21/01 (plus de 32.000 visites à domicile ont déjà été réalisées)
  • Accélération de la campagne vaccinale

Calendrier de la campagne vaccinale

En termes de vaccination, le Ministre l’affirme : « Nous vaccinons à flux tendu, au rythme des livraisons [de doses] par les laboratoires et nous développons des productions en France et en Europe ».

Fin février : livraison de 700.000 doses du produit d’AstraZeneca, mises à disposition des médecins de ville par les pharmacies référentes entre le lundi 22 février et le mercredi 24 février (cf dépêche du 09/02/2021 à 16:31).

En février et en mars : la vaccination des 75 ans et plus va se poursuivre, avec une augmentation du rythme, à mesure que les livraisons de vaccins s’accélèrent. (…) Depuis lundi, plus de 250.000 créneaux de rendez-vous ont été alloués aux différents centres de vaccination ». Les personnes de 50 à 64 ans inclus atteintes de comorbidités peuvent être vaccinées « dès aujourd’hui » par les soignants à l’hôpital et à partir du 25 février par les médecins généralistes, avec le vaccin d’AstraZeneca.

Dans le courant du mois de mars : le vaccin d’AstraZeneca sera « rendu directement accessible en pharmacie pour tous les Français âgés entre 50 et 64 ans, ainsi que chez leur médecin, infirmier ou tout autre professionnel de santé habilité à vacciner ».

Entre fin mars et début avril : « nous espérons être en mesure d’ouvrir la vaccination -cette fois-ci- aux personnes âgées de 65 à 74 ans ». Pour cela, le ministre a adressé jeudi matin des consignes aux agences régionales de santé (ARS), à l’assurance maladie, aux maires, aux centres communaux d’action sociale (CCAS) et aux associations, réunies à Matignon et a fait savoir qu’il encouragera « toute opération visant à ce que les inégalités sociales, n’accroissent pas les inégalités de santé ».

Sources : APM News, Huffington post

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Chez les personnes ayant déjà eu le Covid, un délai « de préférence » de 6 mois avant la vaccination est recommandé

Pour celles et ceux qui ont déjà contracté le Covid-19, la vaccination doit être envisagée au moins 3 mois après l’infection, et de préférence après 6 mois, recommande la Haute autorité de santé (HAS). De plus, pour les personnes immunisées post-infection, une seule injection du vaccin suffit.

Les personnes immunocompétentes ayant fait une infection datée par le Sars-CoV-2 (symptomatique ou non), prouvée par une PCR ou un test antigénique, « doivent être considérées comme protégées pendant au moins 3 mois mais plus probablement 6 mois, contre l’infection par le Sars-CoV-2 par l’immunité post-infectieuse ». A partir du moment où, comme le montrent différentes études, les anticorps neutralisants induits par l’infection sont toujours présents, « il n’est pas utile de vacciner avant ce délai » de 6 mois, a expliqué Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations (CTV).

La haute autorité estime qu’il n’est « pas pertinent » de faire des sérologies à toutes les personnes n’ayant pas d’infection documentée -pour savoir si elles auraient déjà été infectées sans le savoir- avant de faire la vaccination. Mais si jamais elles ont une sérologie positive, il faut alors faire partir le délai de 3-6 mois à la date de la sérologie.

Deux exceptions à la règle d’une seule dose :

  • Les personnes immunodéprimées -notamment celles qui ont un traitement immunodépresseur chronique après une greffe- ont une réponse immunitaire de moins bonne qualité et ainsi, même si elles ont été infectées auparavant, il est recommandé de leur donner les 2 doses de vaccin.
  • Les personnes infectées après la première dose du vaccin. Dans ce cas, il est recommandé de faire la 2e dose, mais en allongeant le délai à 3 à 6 mois.

Par ailleurs, les personnes qui présentent des symptômes de façon persistante après l’infection par le Sars-CoV-2 (cette question du « Covid long » faisant d’ailleurs l’objet d’un autre avis de la HAS, cf dépêche du 12/02/2021 à 17:09 ) n’ont « pas d’obstacle » à la vaccination, a indiqué Elisabeth Bouvet. Cela peut toutefois être discuté avec un spécialiste au cas par cas.

 

Sources : APM News, HAS

 

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Plus de 3 millions de doses ont été injectées depuis le début de la campagne vaccinale

Depuis le début de la campagne vaccinale menée en France contre le Covid-19, quelques 3 162 000 doses de vaccins ont été administrées. Ces doses se répartissent entre 2 350 000 premières injections et 815 000 deuxièmes injections.

Si le schéma vaccinal standard avec les vaccins actuellement sur le marché comporte deux doses, la Haute autorité de santé a récemment préconisé de n’administrer qu’une seule dose aux personnes ayant déjà été infectées. La couverture vaccinale avec au moins une dose est de 3,5 % si l’on considère l’ensemble de la population et de 4,4 % si l’on ne prend en compte que les adultes. Près de 150 000 injections ont été faites sur les dernières 24 heures, pour plus de 1,5 millions de doses administrées au cours du mois de février.

Selon les données consolidées à lundi, 42 % des personnes ayant reçu au moins une injection étaient âgées de plus de 80 ans, 19 % avaient entre 75 et 79 ans et 13,4 % entre 50 et 59 ans.Le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale présidé par le Pr Alain Fischer préconise de passer à une nouvelle phase de la campagne et d’élargir très largement l’accès à la vaccination aux personnes à risque de formes graves de Covid-19

Sources : APMnews – Cyril Doumergue)

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Le vaccin AstraZeneca arrive chez les médecins de Haute-Garonne

Les médecins de ville vont être autorisés à vacciner leurs patients âgés de 50 à 64 ans. Les premières doses arriveront dans les pharmacies le 22 février.

Jusqu’à présent, le vaccin AstraZeneca était réservé aux personnels soignants. Mais l’approvisionnement va permettre de vacciner le grand public, dès réception des doses, la semaine prochaine. Les vaccins Pfizer et Moderna restent, pour l’instant, réservés aux patients de plus de 75 ans. « La demande des patients est très forte, donc c’est vraiment une bonne nouvelle. Le début de la vaccination devrait s’opérer vers le 25 février. », explique le docteur Jean-Louis Bensoussan, médecin généraliste, vice-président de l’URPS Occitanie.
Chaque médecin recevra un flacon de 10 doses la première semaine. Huit à 10 jours plus tard, cet approvisionnement pourrait atteindre quatre flacons, soit les doses nécessaires pour vacciner 40 personnes par semaine et par médecin. Tous les médecins volontaires de Haute-Garonne pourront vacciner les patients qui le souhaitent. Les premières commandes ont été terminées mercredi 17 février.

Source : La Dépêche du midi

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Vaccination : un arrêté encadre la rémunération des professionnels de santé

Qu’ils soient infirmiers, médecins, remplaçants, retraités ou étudiants ; en ville, en CPTS, à l’hopital ou en centre de santé, la rétribution des différents acteurs de la campagne de vaccination contre le coronavirus Sars-CoV-2 est dorénavant encadrée forfaitairement lors de vaccination « dans un cadre collectif ». La Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) avait proposé un cadre de rémunération début janvier. L’arrêté publié samedi 6/02/2021 au Journal officiel a confirmé et détaillé ces forfaits, pour permettre aux professionnels libéraux ou exerçant en centre de santé de se référer à une grille standardisée.

Comment ça marche ?
« La structure (le centre de vaccination) contractualise avec le professionnel de santé, assure sa rémunération puis se fait rembourser par l’Assurance Maladie des sommes versées à ce titre. La structure ne facture pas les actes. La demande de remboursement se fait en envoyant chaque semaine un bordereau spécifique (XLSX) retraçant les vacations réalisées par ces professionnels, à la caisse d’assurance maladie où se situe la structure.
Dans le bordereau, il faut remplir l’onglet correspondant au statut de chaque professionnel intervenant : retraité, étudiant ou remplaçant » expose l’Assurance Maladie.

Les chiffres :  

Professionnel de santé de ville ou exerçant en centre de santé
Professionnel de santé Demi-journée de 4 heures Période de moins de 4 heures
Infirmier 220€ (240€ les samedis après-midi, dimanches et jours fériés) 55€/h (60€/h les samedis après-midi, dimanches et jours fériés)
Médecin 420€ (460€ les samedis après-midi, dimanches et jours fériés) 105€/h (115€/h les samedis après-midi, dimanches et jours fériés)
En CPTS, centres et maisons de santé
Professionnel de santé Période: 8h-20h Période: 20h-23h et 6h-8h Période: 23h-6h, dimanches, jours fériés
Etudiants en 3e année de soins infirmiers 12€/h 18€/h 24€/h
Infirmiers retraités 24€/h 36€/h 48€/h
Externes ayant validé leur DFASM2 24€/h 36€/h 48€/h
Internes et médecins retraités 50€/h 75€/h 100€/h

 

Que dit l’arrêté ?
Est prévue une dotation de l’assurance maladie forfaitaire pour les établissements de santé publics et privés, perçue « en sus de la garantie de financement des établissements de santé pour faire face à l’épidémie de Covid-19 », afin d’indemniser les consultations et injections effectuées « au titre de la vaccination contre le Sars-CoV-2 réalisées dans des centres de vaccination dont ils assurent le fonctionnement ».
« Le montant de cette dotation dépend des lignes vaccinales mises en place par [les établissements] pour assurer la vaccination au sein des centres de vaccination dont ils assurent le fonctionnement », dispose l’arrêté.
« Une ligne vaccinale est définie comme un ensemble de personnels médecins et infirmiers hospitaliers ou libéraux, retraités ou étudiants et de fonctions support hospitalières, mobilisés pour assurer les vaccinations au sein d’un centre de vaccination pour une durée de quatre heures » – precise-t-il.
« Chaque ligne vaccinale doit comporter un temps de médecin et un temps d’infirmier permettant la réalisation d’un minimum de quarante injections par période de quatre heures », le montant de la dotation étant calculé sur la base des données transmises à l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (Atih) par le recueil FICHSUP.

Le décret prévoit 4 niveaux d’indemnisation par période de 4 heures.

Jours de semaine et samedi matin  Samedis après-midi, dimanches et jours fériés 
Forfait A :
– Médecins et infirmiers hospitaliers, retraités ou étudiants
– Fonctions support hospitalières
625€ 1.015€
Forfait B :
– Médecins hospitaliers, retraités ou étudiants
– Infirmiers libéraux
– Fonctions support hospitalières
500€ 800€
Forfait C :
– Médecins libéraux
– Infirmiers hospitaliers, retraités ou étudiants
– Fonctions support hospitalières
340€ 550€
Forfait D :
– Médecins libéraux
– Infirmiers libéraux
– Fonctions support hospitalières
220€ 380€

 

NB 

L’ensemble des actes et consultations de vaccination contre le Sars-CoV-2 sont pris en charge à 100% par l’assurance maladie, sans avance de frais.

L’arrêté intègre par ailleurs des dispositions visant à « favoriser le recours aux seuls dispositifs de criblage permettant de détecter la présence de différents variants d’intérêt circulant sur le territoire » en précisant la facturation des actes de séquençage.

 

Sources : APMnews, Assurance Maladie

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Renforcement des mesures face aux variants anglais, sud-africain et brésilien

D’après une dépêche d’APM news du 8 février 2021, la direction générale de la santé (DGS) a annoncé, dans un message « DGS-Urgent » envoyé dimanche 7 février 2021, un renforcement de la stratégie de freinage de la propagation des variants anglais, sud-africain et brésilien du Sars-CoV-2 sur le territoire français.

Il s’agit notamment de nouvelles consignes de criblage des tests positifs, d’un durcissement des règles d’isolement, et d’une série de « mesures complémentaires » pour lutter contre la diffusion de ces variants « qui présentent un risque d’échappement immunitaire et vaccinal ». Dès le 23 janvier a été réclamé aux laboratoires de biologie médicale de conserver les prélèvements ayant donné lieu à un test RT-PCR positif au Sars-CoV-2, afin de réaliser un second « test de criblage aux variantes » du virus.

Le responsable du centre national de référence (CNR) virus des infections respiratoires, le Pr Bruno Lina, a rapporté les résultats préliminaires de la deuxième enquête flash : le variant anglais représentait fin janvier 14% des tests positifs, contre 3,3% début janvier. Deuxième information : les variants sud-africain et brésilien sont bien présents sur le territoire, bien qu’encore très minoritaires.
Dorénavant, tout test positif (test de RT-PCR ou test antigénique) doit « obligatoirement » faire l’objet d’une RT-PCR de criblage en seconde intention pour déterminer s’il s’agit d’une « contamination par une variante d’intérêt », et ce, « dans un délai de 36 heures maximum« .

Deux tests validés

Seulement deux tests de criblages sur les cinq encore inscrits vendredi 06/02/2021 sur la liste de tests validés par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sont désormais autorisés. Il s’agit des ViroBOAR Spike 1.0 RT-PCR Kit (Sars-CoV-2)* (Eurofins) et ID SARS-CoV-2/UK/SA Variant Triplex* (ID-Solutions), deux kits « ayant deux cibles dont au moins la mutation N501Y, commune aux 3 variantes d’intérêt actuellement circulantes, et permettant de distinguer la variante 20I/501Y.V1 [anglaise] d’une part et les variantes 20H/501Y.V2 [sud-africaine] et 20J/501Y.V3 [brésilienne] d’autre part ».
Des travaux sont en cours pour permettre l’utilisation et la généralisation de ces kits en première intention pour le diagnostic primaire ; et le ministère a pour objectif d’encourager le développement de kits ciblant de nouvelles variantes d’intérêt potentielles (en premier lieu la mutation 484K, responsable du risque d’échappement immunitaire).

Dans un courrier relayé jeudi par la Société française de microbiologie (SFM), près de 250 biologistes hospitaliers se sont élevés contre le dépistage systématique des variants par RT-PCR de criblage (cf dépêche du 05/02/2021).

Au moins 10 jours d’isolement pour les variants sud-africain et brésilien

Dans le cas spécifique de contacts à risque avec des personnes porteuses du variant sud-africain ou brésilien, ces personnes doivent « bénéficier d’un test PCR, à J0 (dès son identification), afin de démarrer sans délai les opérations de contact tracing s’il est positif », suivi d’un criblage par une RT-PCR de seconde intention si le premier test est positif.

« Une attention particulière devra être apportée, en cas de test négatif, à l’importance de bien respecter la période de quarantaine de 7 jours depuis le dernier contact à risque et sur la nécessité de réaliser un test RT-PCR à J7, à l’issue de cette période », pointe la DGS.

Crédits : Kelly Sikkema on Unsplash

Renforcement des mesures en cas de contamination dans les écoles

La DGS annonce également que des mesures renforcées sont mises en place dans les classes si un enfant est contaminé ou cas contact d’une personne contaminée par l’une de ces variantes. L’une de ces mesures est « la fermeture de la classe automatiquement prononcée ».

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Les établissements de santé se préparent à une éventuelle troisième vague

Le ministère de la Santé a demandé aux agences régionales de santé et aux hôpitaux français de se réorganiser d’ici jeudi 18 février pour anticiper une nouvelle vague d’hospitalisations de Covid-19.

Dans une circulaire du ministère de la Santé, exposée dimanche dans le JDD et confirmée dans la foulée par le ministère des solidarités et de la santé à APMnews, le ministère somme « de mobiliser tous les acteurs de santé d’un territoire dans l’éventualité d’une reprise épidémique qui, alors que les variants du virus circulent, peut se produire ».

Dans une démarche d’anticipation, l’organisation de crise doit être opérationnelle dès le 18/02 et ce dans chaque région, quel que soit le niveau de tension hospitalière. « Tous les établissements de santé doivent activer ou maintenir ‘des plans de mobilisations internes […] voire, en fonction des niveaux de tension observés, le plan blanc ». La consigne est la suivante : « augmenter significativement le capacitaire maximal de lits de soins critiques, et notamment de réanimation ». Comment ? En organisant une « déprogrammation graduée et adaptée » de l’activité chirurgicale non urgente. L’ambulatoire et l’hospitalisation à domicile seront priorisés afin de ‘fluidifier la sortie des patients’», a précisé le JDD.

En termes de ressources humaines : l’instruction appellerait à toutes les mobiliser, comme la réserve sanitaire, et à reconduire les dispositifs facilitant l’augmentation du temps de travail des soignants (heures supplémentaires majorées, indemnité pour congés non pris, compte épargne-temps déplafonné). De plus, les professionnels d’un établissement de santé – soignants ou non- positifs au Covid-19 ne pourront plus continuer à travailler, comme c’était souvent le cas jusqu’alors en cas de contamination – et ce, sans dérogation. « Ils devront systématiquement s’isoler, sept jours s’ils sont touchés par le virus originel ou le variant anglais et dix en cas de variant sud-africain ou brésilien ».

Sources : JDD, APM News, Sud Ouest.

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Point Covid au 12/02/2021 en Occitanie

Point Covid au 12/02/2021 en Occitanie

Au 12 février 2021, selon le dernier bulletin de l’Agence Régionale de Santé, sont recensés 1 812 personnes hospitalisées (280 en réanimation et soins critiques) et 2935 décès constatés en établissements de santé.

État des lieux vaccination
Entre le 4 janvier et le 11 février 2021 en Occitanie, ont été administrées 224 191 premières doses et 59 451 secondes doses de vaccin Covid-19. La campagne assurant un délai de 28 jours au maximum pour recevoir la seconde dose. De nouveaux rendez-vous de vaccination s’ouvrent graduellement pour la seconde quinzaine de février puis pour le mois de mars – et sont déjà très sollicités, selon l’ARS.
Parmi les bénéficiaires ayant reçu une première injection : 20% représentent des personnes de plus de 75 ans. L’ARS observe un « fort engagement des acteurs locaux » (professionnels de santé hospitaliers et libéraux, établissements sanitaires et médico-sociaux, collectivités locales, services de l’État, acteurs associatifs…) pour que chaque dose reçue soit utilisée le plus rapidement possible au bénéfice des publics prioritaires, afin « d’accélérer la protection de nos ainés ».

Source : ARS. Voir le bulletin complet

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