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Pass sanitaire : ce qu’il faut retenir des modalités de mise en œuvre

Le Parlement a donné son feu vert définitif au certificat Covid numérique de l’UE, mercredi 9 juin. Un décret publié la veille au Journal officiel détaille les modalités de mise en œuvre du passe sanitaire, aujourd’hui en vigueur.

Ce qu’il faut retenir :

Les justificatifs « d’absence de contamination par la Covid-19 » pouvant servir de passe sanitaire sont de trois types :

  • 1. Un examen de dépistage RT-PCR ou un test antigénique d’au plus 72 heures.
  • 2. Un justificatif du statut vaccinal est considéré comme attestant d’un schéma vaccinal complet de l’un des vaccins contre la Covid-19 ayant fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par l’Agence européenne du médicament.
  • 3. Un certificat de rétablissement à la suite d’une contamination par la Covid-19 est délivré sur présentation d’un document mentionnant un résultat positif à un examen de dépistage RT-PCR ou à un test antigénique réalisé plus de 15 jours et moins de six mois auparavant, qui « n’est valable que pour une durée de six mois à compter de la date de réalisation de l’examen ou du test mentionnés à la phrase précédente ».

Les citoyens devront présenter ces documents pour accéder aux lieux et événements accueillant 1000 personnes ou moins. En ce qui concerne « les activités culturelles, sportives, ludiques ou festives et les foires ou salons professionnels » et « les événements culturels, sportifs, ludiques ou festifs organisés dans l’espace public ou dans un lieu ouvert au public et susceptibles de donner lieu à un contrôle de l’accès des personnes ». Le décret précise que le résultat de l’examen de dépistage virologique ou le certificat de rétablissement sont générés par le système d’information (SI) Sidep, et le justificatif de statut vaccinal est généré par le SI Vaccin Covid.

Les justificatifs « peuvent être présentés sous format papier ou numérique, enregistrés sur l’application mobile TousAntiCovid ou tout autre support numérique ».

Le passe sanitaire pourra être contrôlé par « les exploitants de services de transport de voyageurs, les personnes chargées du contrôle sanitaire aux frontières, les responsables des lieux et établissements ou les organisateurs des événements dont l’accès est subordonné à leur présentation en application du présent décret et les agents de contrôle habilités à constater les infractions » à l’état d’urgence sanitaire.

 

En savoir plus sur ticsanté.com

Sources : APMnews, https://www.europarl.europa.eu/

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Vaccination : au tour des adolescents

Le gouvernement français ouvre la vaccination contre le Covid-19 aux adolescents âgés de 12 à 18 ans à partir du mardi 15 juin. 

Bien que les adolescents infectés par le Sars-CoV-2 soient souvent asymptomatiques, ils pourront dès le 15 juin « se faire vacciner, dans des conditions d’organisation, des conditions sanitaires, de consentement des parents et de bonne information des familles et aussi éthiques, qui seront précisées dans les prochains jours, par les autorités sanitaires et les autorités compétentes » a déclaré mercredi Emmanuel Macron. Cela permettra de participer à l’immunité collective et d’éviter les fermetures de collèges et de lycées à la rentrée, a complété Olivier Veran sur TF1 le même soir. La vaccination se fera uniquement avec le vaccin Comirnaty* de Pfizer/BioNTech, et ce, sur la base du volontariat et de l’autorisation parentale, a-t-il précisé.

Ailleurs dans le monde, la vaccination des adolescents contre le Covid-19 a déjà commencé, comme aux Etats-Unis (6 millions d’adolescents vaccinés), au Canada, en Israël et en Allemagne.

Source : APMnews

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Pour le patron de Doctolib «50 % de la population française sera vaccinée avant la fin du mois»

30 millions de personnes primo-vaccinées au 15 juin, c’est l’objectif du gouvernement français – qui sera atteint avant, selon Stanislas Niox-Château, le patron de Doctolib.

Pour Stanislas Niox-Château, qui observe l’état des lieux de la prise de rendez-vous aux premières loges : « le mois de juin est très important. 10 millions de rendez-vous de vaccination ont déjà été pris ». Un indicateur qui lui permet d’envisager que « 50 % de la population française totale aura reçu au moins une première dose avant la fin du mois. » À ce jour, 26 millions de Français sont vaccinés, soit 50 % de la population adulte. Un seul obstacle : le nombre de doses et l’approvisionnement. « Avec un taux d’utilisation à flux tendu du vaccin Pfizer, la vaccination se fait à 90 % dans les centres » pour Stanislas Niox-Château, qui prône une montée en charge de la mobilisation en ville. « Entre 60 000 et 65 000 patients par jour sont vaccinés en ville… En Allemagne, c’est sept fois plus  ! »

Une mobilisation à poursuivre, donc, mais sur la bonne voie !

Sources : Le Quotidien du Médecin

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Vers un retour à la normale dans les Ehpad

Depuis le mercredi 19 mai, un retour à la normale s’installe dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). C’est une étape prévue depuis plusieurs semaines dans le protocole d’allègement post-vaccinal du Ministère des solidarités et de la santé, à destination des Ehpad, des unités de soins de longue durée (USLD), et des résidences autonomie et résidences services senior.

Une nouvelle étape vers la liberté des résidents

La Ministre déléguée à l’autonomie, Brigitte Bourguignon a acté mercredi  la mise en place d’un nouveau protocole à destination des directeurs d’établissements accueillant des personnes âgées ; «qui constitue une nouvelle étape dans l’assouplissement des mesures de protection».

En pratique : tous les accueil de jours sont réouverts, «y compris ceux qui n’ont pas d’entrée séparée au sein d’un établissement» afin de redonner de la liberté aux résidents. «Les résidents des établissements pour personnes âgées bénéficient ainsi, comme le reste de la population générale, de la possibilité de voir leurs proches et du respect de leur liberté d’aller et venir.» «Les visites doivent ainsi pouvoir être garanties et les directions d’établissements sont invitées à tout mettre en oeuvre pour permettre aux personnes âgées et à leurs familles de se retrouver».

Un retour progressif à la normale, donc, mais avec «avec une vigilance renforcée en cas de symptômes évocateurs du virus, notamment chez les personnes non encore vaccinées». En cas de trois cas de Covid-19, «des mesures de protection immédiates [doivent être] prises, pour une durée limitée à la seule maîtrise du cluster». En effet, «l’ensemble des recommandations d’assouplissement présentées […] s’inscrivent dans un contexte de multiples incertitudes et d’instabilité épidémiologique et immunologique portant sur l’évolution de la pandémie localement ou nationalement, l’apparition de plusieurs variants » et « l’impact de la vaccination sur la circulation du virus».

«Les données scientifiques restent encore préliminaires et non encore consolidées. La couverture vaccinale des résidents et surtout des professionnels en ESMS [établissements et services médico-sociaux] ne permet pas pour l’instant de revenir à une vie sociale sans contrainte d’organisation et d’hygiène spécifique à la situation pandémique actuelle», souligne le Ministère.

Sans « vaccination massive des professionnels », pas de retour à la normale

Hors cas de cluster, pour un «retour à la vie normale», les directions d’établissement doivent «[lever] les mesures de gestion de l’épidémie en fonction de l’avancement de la campagne vaccinale et de la situation épidémique locale» et maintenir évidement l’observance des mesures de gestes barrières.

Vaccination et test des professionnels

La vaccination du personnel soignant est un enjeu éthique incontournable à la réussite de cette nouvelle étape, pour le Ministère. «Sans une vaccination massive des professionnels, un retour à la normale dans les établissements ne sera pas possible» A défaut d’être vaccinés, les personnes «intervenant auprès des personnes âgées doivent se faire tester très régulièrement» . Le protocole requiert «des opérations de dépistage hebdomadaires des professionnels par tests RT-PCR ou par tests antigéniques (…) organisées au sein des établissements»  et « les professionnels doivent être testés systématiquement à leur retour de congés et après s’être exposés à toute situation à risque». Ces campagnes hebdomadaires de dépistage devront également permettre de rechercher les formes variantes du Covid-19.

Source : AMP News

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Le Conseil scientifique donne ses conditions pour réussir le déconfinement

Le 6 mai 2021, le Conseil scientifique a remis un avis aux autorités sur les mesures à tenir pour réussir le déconfinement et éviter une quatrième vague cet été ainsi que l’installation sur le territoire d’une « situation chronique » avec une circulation virale plus ou moins maîtrisée. Prenant en compte la « grande lassitude de la population, d’autant plus préjudiciable à la santé mentale que le risque clinique est resté durablement élevé », l’organisation a pointé les bonnes conditions d’une reprise « prudente et maîtrisée », accompagnée d’objectifs sanitaires.

Les indicateurs de l’épidémie sont en baisse, certes, mais les centres hospitaliers restent en tension, à la fois dans les soins critiques, (au 05/06/2021, le pourcentage de patients Covid en réanimation rapporté au total des lits disponibles avant le début de la crise était supérieur de 107 % au niveau national), “mais aussi dans les autres secteurs, où la prise en charge des autres patients est dégradée et où les soignants sont en souffrance” – souligne APM News.

Objectif : 35 millions de primovaccinés fin 2021

Pour un déconfinement réussi, la vaccination est « une grande partie de la solution ». Le Conseil scientifique table sur « 500 000 personnes vaccinées par jour au moins » – ou 35 millions de personnes primo-vaccinées d’ici fin juin 2021. En effet, si le niveau de circulation du virus est bas, avec « par exemple une incidence inférieure à 100 cas pour 100 000 habitants par semaine soit 10 000 nouveaux cas par jour (contre 20 000 aujourd’hui), profitant de la dynamique descendante en cours, les mois qui viennent seront beaucoup plus faciles à gérer ». En revanche, si l’incidence du Covid est supérieure à 100/100 000, « les mois qui viennent seront très incertains ». La campagne vaccinale reste donc centrale d’aujourd’hui à fin juin, « période difficile où se poursuivra la course de vitesse entre variants et vaccination ».

Mesures de distanciation sociale de rigueur

Tous les bons réflexes établis jusqu’à ce jour pour lutter contre l’épidémie restent centraux : dépistages – même chez les citoyens asymptomatiques – ainsi que distanciation sociale et prudence, afin de stabiliser un plateau bas d’incidence.
À quel niveau ? La question est centrale : « nos voisins européens ont choisi des niveaux d’incidence allant de 100 à 50/100 000/semaine comme objectifs. Si on continuait sur la pente de décroissance actuelle, on les atteindrait respectivement les 25 mai et 15 juin 2021 », soutient le Conseil scientifique, qui prône l’option d’un plateau bas « nettement préférable à celle d’un plateau haut ».

En pratique

Deux approches sont soutenues par l’organisation pour réussir le relâchement des mesures de restriction : « nationale ou régionale, avec une réouverture par paliers selon des seuils à définir pour le niveau de saturation en soins critiques, l’incidence et le taux de reproduction, la proportion de personnes vaccinées ou infectées naturellement en population et le niveau de circulation des variants (en particulier, le pourcentage de virus présentant la mutation 484K) » – précise APM News. Effectivement, « le relâchement des mesures de restriction ne doit pas être considéré comme un signal de relâchement général ».

Sources : Avis du Conseil Scientifique du 6 mai 2021, APM News, Le Monde

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