Psychiatrie : les établissements sollicités pour mesurer l’impact du Covid-19 sur la santé mentale

Les établissements autorisés en psychiatrie sont sollicités par l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation pour faire remonter leur activité réalisée aux urgences, leur file active et son renouvellement, ainsi que le taux d’occupation des lits, afin de mesurer l’impact de l’épidémie de Covid-19 sur l’état psychologique des Français.

Selon une note technique sur le dispositif mis en œuvre pour organiser des remontées régulières d’informations sur l’activité des établissements autorisés en psychiatrie, diffusée récemment par l’ATIH, « le contexte sanitaire actuel de la pandémie de Covid-19 dure maintenant depuis plus d’un an et des mesures restrictives, visant à limiter la propagation du virus, sont toujours en cours. Ces mesures impactent l’état psychologique des Français ». Les informations utiles en provenance des établissements définies par la DGOS visent à suivre régulièrement l’impact de la crise sanitaire Covid-19 sur l’offre de soins en santé mentale et en psychiatrie.

Quatre indicateurs ont été choisis pour assurer ce suivi. Tout d’abord, les prises en charge réalisées dans les structures d’urgences psychiatriques des établissements (CPOA – centres psychiatriques d’orientation et d’accueil, CAC – centres d’accueil et de crise et autres structures d’accueil et d’urgence en psychiatrie), avec le détail de la file active des patients vus en service d’urgence psychiatrique et le nombre d’actes, la file active, les journées d’hospitalisation et les taux d’occupation des CAC, et la file active des patients vus en services d’urgence MCO (médecine, chirurgie, obstétrique) par les équipes de liaison et le nombre d’actes. Deuxième indicateur, la file active des prises en charge en hospitalisation à temps plein, à temps partiel, en ambulatoire, avec le nombre de patients différents pris en charge en psychiatrie à temps plein ou à temps partiel dont en hôpital de jour, et en ambulatoire. Troisième indicateur, le taux d’occupation des lits en hospitalisation temps plein. Enfin, un dernier indicateur : les nouveaux patients, c’est-à-dire ceux pour lesquels aucune prise en charge (acte ou séjour) n’a été enregistrée au cours de l’année précédente, et le calcul d’un indicateur en pourcentage de la file active à temps plein, à temps partiel, en ambulatoire.

Afin de pouvoir procéder au calcul de ces indicateurs, le dispositif mis en œuvre permet la remontée de 40 variables : 20 pour les adultes et 20 pour les enfants. Une plateforme spécifique a été construite pour permettre le recueil des informations nécessaires dans le cadre des remontées régulières de l’activité en psychiatrie.
La première remontée d’informations est attendue ce jour.

Source : APMnews



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