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Covid-19 au CHU de Toulouse : stabilisation d’un plateau « très élevé »

Vendredi 19 février 2021, Marc Penaud, directeur général du CHU de Toulouse a présenté l’état actuel du nombre de patients Covid-19 pris en charge.

170 patients depuis une quinzaine de jours

Vendredi, 167 patients Covid-19 étaient hospitalisés au CHU de Toulouse, dont 41 patients en réanimation, 27 en soins continus et intensifs. Depuis le début de la crise ont été rescensés 325 décès et 2 337 retours à domicile.

Depuis une quinzaine de jours, le directeur de l’établissement déplore « une augmentation continue du nombre de patients Covid-19, ce qui nous a amené quasiment jusqu’au niveau de la première vague » – soit presque 190 patients dont une soixantaine en soins critiques.
« Nous sommes sur une forme de plateau avec autour de 170 patients, donc ça reste un plateau très élevé et inhabituel ».

Niveau 4 du plan de gestion de crise

L’état élevé de ce plateau qui pousse le CHU au niveau 4 du plan de gestion de crise, et ce depuis « presque 15 jours ». Cela correspond à 25% de déprogrammation des activités chirurgicales non urgentes. En hospitalisation conventionnelle, le profil des patients n’a pas changé avec des sujets plutôt âgés et présentant des comorbidités. En réanimation, le capacitaire a été augmenté début février, il correspond au niveau 3 sur 7 du plan de gestion des lits de soins critiques. Quant aux services de réanimation, ils sont occupés entre 50% et 70% par des patients Covid.

Concernant la vaccination, mardi le CHU a fait 16.400 vaccins dans ses cinq centres pour professionnels de santé et personnes prioritaires. Le vaccin d’AstraZeneca a été reçu et les injections ont commencé, a indiqué le directeur général. Pour ce qui est du vaccin de Moderna, il n’est pas utilisé au CHU, car l’agence régionale de santé (ARS Occitanie) a décidé de l’adresser dans d’autres centres de vaccination.

Source : AMP News

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Chez les personnes ayant déjà eu le Covid, un délai « de préférence » de 6 mois avant la vaccination est recommandé

Pour celles et ceux qui ont déjà contracté le Covid-19, la vaccination doit être envisagée au moins 3 mois après l’infection, et de préférence après 6 mois, recommande la Haute autorité de santé (HAS). De plus, pour les personnes immunisées post-infection, une seule injection du vaccin suffit.

Les personnes immunocompétentes ayant fait une infection datée par le Sars-CoV-2 (symptomatique ou non), prouvée par une PCR ou un test antigénique, « doivent être considérées comme protégées pendant au moins 3 mois mais plus probablement 6 mois, contre l’infection par le Sars-CoV-2 par l’immunité post-infectieuse ». A partir du moment où, comme le montrent différentes études, les anticorps neutralisants induits par l’infection sont toujours présents, « il n’est pas utile de vacciner avant ce délai » de 6 mois, a expliqué Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations (CTV).

La haute autorité estime qu’il n’est « pas pertinent » de faire des sérologies à toutes les personnes n’ayant pas d’infection documentée -pour savoir si elles auraient déjà été infectées sans le savoir- avant de faire la vaccination. Mais si jamais elles ont une sérologie positive, il faut alors faire partir le délai de 3-6 mois à la date de la sérologie.

Deux exceptions à la règle d’une seule dose :

  • Les personnes immunodéprimées -notamment celles qui ont un traitement immunodépresseur chronique après une greffe- ont une réponse immunitaire de moins bonne qualité et ainsi, même si elles ont été infectées auparavant, il est recommandé de leur donner les 2 doses de vaccin.
  • Les personnes infectées après la première dose du vaccin. Dans ce cas, il est recommandé de faire la 2e dose, mais en allongeant le délai à 3 à 6 mois.

Par ailleurs, les personnes qui présentent des symptômes de façon persistante après l’infection par le Sars-CoV-2 (cette question du « Covid long » faisant d’ailleurs l’objet d’un autre avis de la HAS, cf dépêche du 12/02/2021 à 17:09 ) n’ont « pas d’obstacle » à la vaccination, a indiqué Elisabeth Bouvet. Cela peut toutefois être discuté avec un spécialiste au cas par cas.

 

Sources : APM News, HAS

 

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Plus de 3 millions de doses ont été injectées depuis le début de la campagne vaccinale

Depuis le début de la campagne vaccinale menée en France contre le Covid-19, quelques 3 162 000 doses de vaccins ont été administrées. Ces doses se répartissent entre 2 350 000 premières injections et 815 000 deuxièmes injections.

Si le schéma vaccinal standard avec les vaccins actuellement sur le marché comporte deux doses, la Haute autorité de santé a récemment préconisé de n’administrer qu’une seule dose aux personnes ayant déjà été infectées. La couverture vaccinale avec au moins une dose est de 3,5 % si l’on considère l’ensemble de la population et de 4,4 % si l’on ne prend en compte que les adultes. Près de 150 000 injections ont été faites sur les dernières 24 heures, pour plus de 1,5 millions de doses administrées au cours du mois de février.

Selon les données consolidées à lundi, 42 % des personnes ayant reçu au moins une injection étaient âgées de plus de 80 ans, 19 % avaient entre 75 et 79 ans et 13,4 % entre 50 et 59 ans.Le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale présidé par le Pr Alain Fischer préconise de passer à une nouvelle phase de la campagne et d’élargir très largement l’accès à la vaccination aux personnes à risque de formes graves de Covid-19

Sources : APMnews – Cyril Doumergue)

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Le vaccin AstraZeneca arrive chez les médecins de Haute-Garonne

Les médecins de ville vont être autorisés à vacciner leurs patients âgés de 50 à 64 ans. Les premières doses arriveront dans les pharmacies le 22 février.

Jusqu’à présent, le vaccin AstraZeneca était réservé aux personnels soignants. Mais l’approvisionnement va permettre de vacciner le grand public, dès réception des doses, la semaine prochaine. Les vaccins Pfizer et Moderna restent, pour l’instant, réservés aux patients de plus de 75 ans. « La demande des patients est très forte, donc c’est vraiment une bonne nouvelle. Le début de la vaccination devrait s’opérer vers le 25 février. », explique le docteur Jean-Louis Bensoussan, médecin généraliste, vice-président de l’URPS Occitanie.
Chaque médecin recevra un flacon de 10 doses la première semaine. Huit à 10 jours plus tard, cet approvisionnement pourrait atteindre quatre flacons, soit les doses nécessaires pour vacciner 40 personnes par semaine et par médecin. Tous les médecins volontaires de Haute-Garonne pourront vacciner les patients qui le souhaitent. Les premières commandes ont été terminées mercredi 17 février.

Source : La Dépêche du midi

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Renforcement des mesures face aux variants anglais, sud-africain et brésilien

D’après une dépêche d’APM news du 8 février 2021, la direction générale de la santé (DGS) a annoncé, dans un message « DGS-Urgent » envoyé dimanche 7 février 2021, un renforcement de la stratégie de freinage de la propagation des variants anglais, sud-africain et brésilien du Sars-CoV-2 sur le territoire français.

Il s’agit notamment de nouvelles consignes de criblage des tests positifs, d’un durcissement des règles d’isolement, et d’une série de « mesures complémentaires » pour lutter contre la diffusion de ces variants « qui présentent un risque d’échappement immunitaire et vaccinal ». Dès le 23 janvier a été réclamé aux laboratoires de biologie médicale de conserver les prélèvements ayant donné lieu à un test RT-PCR positif au Sars-CoV-2, afin de réaliser un second « test de criblage aux variantes » du virus.

Le responsable du centre national de référence (CNR) virus des infections respiratoires, le Pr Bruno Lina, a rapporté les résultats préliminaires de la deuxième enquête flash : le variant anglais représentait fin janvier 14% des tests positifs, contre 3,3% début janvier. Deuxième information : les variants sud-africain et brésilien sont bien présents sur le territoire, bien qu’encore très minoritaires.
Dorénavant, tout test positif (test de RT-PCR ou test antigénique) doit « obligatoirement » faire l’objet d’une RT-PCR de criblage en seconde intention pour déterminer s’il s’agit d’une « contamination par une variante d’intérêt », et ce, « dans un délai de 36 heures maximum« .

Deux tests validés

Seulement deux tests de criblages sur les cinq encore inscrits vendredi 06/02/2021 sur la liste de tests validés par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sont désormais autorisés. Il s’agit des ViroBOAR Spike 1.0 RT-PCR Kit (Sars-CoV-2)* (Eurofins) et ID SARS-CoV-2/UK/SA Variant Triplex* (ID-Solutions), deux kits « ayant deux cibles dont au moins la mutation N501Y, commune aux 3 variantes d’intérêt actuellement circulantes, et permettant de distinguer la variante 20I/501Y.V1 [anglaise] d’une part et les variantes 20H/501Y.V2 [sud-africaine] et 20J/501Y.V3 [brésilienne] d’autre part ».
Des travaux sont en cours pour permettre l’utilisation et la généralisation de ces kits en première intention pour le diagnostic primaire ; et le ministère a pour objectif d’encourager le développement de kits ciblant de nouvelles variantes d’intérêt potentielles (en premier lieu la mutation 484K, responsable du risque d’échappement immunitaire).

Dans un courrier relayé jeudi par la Société française de microbiologie (SFM), près de 250 biologistes hospitaliers se sont élevés contre le dépistage systématique des variants par RT-PCR de criblage (cf dépêche du 05/02/2021).

Au moins 10 jours d’isolement pour les variants sud-africain et brésilien

Dans le cas spécifique de contacts à risque avec des personnes porteuses du variant sud-africain ou brésilien, ces personnes doivent « bénéficier d’un test PCR, à J0 (dès son identification), afin de démarrer sans délai les opérations de contact tracing s’il est positif », suivi d’un criblage par une RT-PCR de seconde intention si le premier test est positif.

« Une attention particulière devra être apportée, en cas de test négatif, à l’importance de bien respecter la période de quarantaine de 7 jours depuis le dernier contact à risque et sur la nécessité de réaliser un test RT-PCR à J7, à l’issue de cette période », pointe la DGS.

Crédits : Kelly Sikkema on Unsplash

Renforcement des mesures en cas de contamination dans les écoles

La DGS annonce également que des mesures renforcées sont mises en place dans les classes si un enfant est contaminé ou cas contact d’une personne contaminée par l’une de ces variantes. L’une de ces mesures est « la fermeture de la classe automatiquement prononcée ».

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