Interview de Vivien Hausberg, Président de l’URPS MK Occitanie

Un an après le début de l’épidémie : qu’est-ce que le Covid a changé à votre profession ?

Les kinésithérapeutes libéraux étaient rompus aux mesures d’hygiène par les caractéristiques de contact rapproché de leur exercice ainsi que celles liées à certains soins spécifiques (maxillo-faciale, pathologie respiratoires) imposant des contraintes strictes. Ils ont su intensifier et communiquer sur leurs pratiques afin de redonner rapidement aux gens la confiance de fréquenter à nouveau les cabinets sans risque.

La crise sanitaire a imposé la réduction du nombre de patients simultanés sur plateau technique de rééducation. Le cabinet du kinésithérapeute est aujourd’hui le recours majeur du sport santé (prévention et réhabilitation) alors que les salles de sport restent closes.

Et à votre rapport aux patients ?

La crise sanitaire semble avoir accéléré le passage de notre société vers le « sans contact » : paiements dématérialisés, télémédecine, télétravail, couvre-feu et menace de reconfinement.
La population souffre du manque de perspective, et de la distanciation humaine que beaucoup jugent contre nature dans nos sociétés occidentales.
Pour les patients, les kinésithérapeutes donnent du sens à une certaine idée de la relation humaine par le toucher.

Que vous permet votre organisation en URPS ?

L’URPS MK Occitanie a joué un rôle majeur sur l’offre de soins pendant le grand confinement en mettant en place un système de garde, et en distribuant des équipements de protection individuels.
Aujourd’hui, elle sert de relais aux informations qui concernent l’exercice libéral des kinésithérapeutes.

Et demain, comment l’améliorer ?

Une URPS est une entité vouée à évoluer et nous y appliquons une démarche qualité permanente. Sur tous les sujets, le questionnement et l’évaluation de résultats comparés aux objectifs attendus doivent nous guider.



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