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Vaccination : au tour des adolescents

Le gouvernement français ouvre la vaccination contre le Covid-19 aux adolescents âgés de 12 à 18 ans à partir du mardi 15 juin. 

Bien que les adolescents infectés par le Sars-CoV-2 soient souvent asymptomatiques, ils pourront dès le 15 juin « se faire vacciner, dans des conditions d’organisation, des conditions sanitaires, de consentement des parents et de bonne information des familles et aussi éthiques, qui seront précisées dans les prochains jours, par les autorités sanitaires et les autorités compétentes » a déclaré mercredi Emmanuel Macron. Cela permettra de participer à l’immunité collective et d’éviter les fermetures de collèges et de lycées à la rentrée, a complété Olivier Veran sur TF1 le même soir. La vaccination se fera uniquement avec le vaccin Comirnaty* de Pfizer/BioNTech, et ce, sur la base du volontariat et de l’autorisation parentale, a-t-il précisé.

Ailleurs dans le monde, la vaccination des adolescents contre le Covid-19 a déjà commencé, comme aux Etats-Unis (6 millions d’adolescents vaccinés), au Canada, en Israël et en Allemagne.

Source : APMnews

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Le Conseil scientifique donne ses conditions pour réussir le déconfinement

Le 6 mai 2021, le Conseil scientifique a remis un avis aux autorités sur les mesures à tenir pour réussir le déconfinement et éviter une quatrième vague cet été ainsi que l’installation sur le territoire d’une « situation chronique » avec une circulation virale plus ou moins maîtrisée. Prenant en compte la « grande lassitude de la population, d’autant plus préjudiciable à la santé mentale que le risque clinique est resté durablement élevé », l’organisation a pointé les bonnes conditions d’une reprise « prudente et maîtrisée », accompagnée d’objectifs sanitaires.

Les indicateurs de l’épidémie sont en baisse, certes, mais les centres hospitaliers restent en tension, à la fois dans les soins critiques, (au 05/06/2021, le pourcentage de patients Covid en réanimation rapporté au total des lits disponibles avant le début de la crise était supérieur de 107 % au niveau national), “mais aussi dans les autres secteurs, où la prise en charge des autres patients est dégradée et où les soignants sont en souffrance” – souligne APM News.

Objectif : 35 millions de primovaccinés fin 2021

Pour un déconfinement réussi, la vaccination est « une grande partie de la solution ». Le Conseil scientifique table sur « 500 000 personnes vaccinées par jour au moins » – ou 35 millions de personnes primo-vaccinées d’ici fin juin 2021. En effet, si le niveau de circulation du virus est bas, avec « par exemple une incidence inférieure à 100 cas pour 100 000 habitants par semaine soit 10 000 nouveaux cas par jour (contre 20 000 aujourd’hui), profitant de la dynamique descendante en cours, les mois qui viennent seront beaucoup plus faciles à gérer ». En revanche, si l’incidence du Covid est supérieure à 100/100 000, « les mois qui viennent seront très incertains ». La campagne vaccinale reste donc centrale d’aujourd’hui à fin juin, « période difficile où se poursuivra la course de vitesse entre variants et vaccination ».

Mesures de distanciation sociale de rigueur

Tous les bons réflexes établis jusqu’à ce jour pour lutter contre l’épidémie restent centraux : dépistages – même chez les citoyens asymptomatiques – ainsi que distanciation sociale et prudence, afin de stabiliser un plateau bas d’incidence.
À quel niveau ? La question est centrale : « nos voisins européens ont choisi des niveaux d’incidence allant de 100 à 50/100 000/semaine comme objectifs. Si on continuait sur la pente de décroissance actuelle, on les atteindrait respectivement les 25 mai et 15 juin 2021 », soutient le Conseil scientifique, qui prône l’option d’un plateau bas « nettement préférable à celle d’un plateau haut ».

En pratique

Deux approches sont soutenues par l’organisation pour réussir le relâchement des mesures de restriction : « nationale ou régionale, avec une réouverture par paliers selon des seuils à définir pour le niveau de saturation en soins critiques, l’incidence et le taux de reproduction, la proportion de personnes vaccinées ou infectées naturellement en population et le niveau de circulation des variants (en particulier, le pourcentage de virus présentant la mutation 484K) » – précise APM News. Effectivement, « le relâchement des mesures de restriction ne doit pas être considéré comme un signal de relâchement général ».

Sources : Avis du Conseil Scientifique du 6 mai 2021, APM News, Le Monde

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« Il va falloir vacciner les enfants absolument pour atteindre l’immunité de population »

Pour l’épidémiologiste Arnaud Fontanet et la pédiatre Isabelle Sermet-Gaudelus (de l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris) dès lors qu’elle sera possible, la vaccination des enfants contre le Covid-19 sera nécessaire pour atteindre l’immunité collective – ont ils exposé le 15 avril lors d’une communication de l’ANRS Maladie infectieuses émergentes.

À l’heure actuelle, seule la vaccination des adultes contre le Covid-19 est autorisée en France, à l’exception de la vaccination avec Pfizer/BioNTech, qui peut être réalisée à partir de l’âge de 16 ans. Plusieurs études sont en cours, notamment par Pfizer et Moderna, pour évaluer l’efficacité et la sécurité des vaccins chez les enfants (dès l’âge de 6 mois) et les adolescents. Pfizer a déjà fait savoir, fin mars, que son vaccin Comirnaty était efficace et sûr en phase III chez les 12-15 ans.

Lors de ce point presse de l’ANRS Maladie infectieuses émergentes, Isabelle Sermet-Gaudelus s’est réjouie de ces premiers résultats indiquant une efficacité vaccinale « très remarquable chez les adolescents, ainsi que des données bientôt disponibles en population pédiatrique. Car, en effet, il va falloir vacciner les enfants absolument pour atteindre l’immunité de population ».

Le responsable de l’unité Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur, Arnaud Fontanet, a lui aussi souligné qu’une « réponse immunitaire de très bonne qualité » avait été observée chez les adolescents vaccinés avec Comirnaty. Il a estimé que pour atteindre l’immunité collective, il allait falloir se poser la question de la vaccination de l’ensemble de la population et donc aussi de celle des enfants. La question de la vaccination des enfants pour la rentrée prochaine, cet automne, doit selon lui figurer dans les priorités à mettre en place.

Par ailleurs, alors que les écoles sont fermées en France depuis début avril afin de maximiser l’impact du confinement sur la 3e vague épidémique, Arnaud Fontanet a rappelé que la circulation du Sars-CoV-2 dans les écoles reflétait la circulation virale dans la communauté, selon des études menées lors du premier trimestre de l’année scolaire 2020-2021 : « Mais l’école n’amplifie pas la transmission du virus, contrairement à ce qu’on a pu voir avec la grippe ». Selon lui, la décision de fermer les écoles était pertinente dans la mesure où les résultats de l’étude ComCor ont révélé que les personnes ayant un enfant scolarisé au sein de leur foyer présentaient un surrisque d’infection, notamment si l’enfant est collégien ou lycéen.

Isabelle Sermet-Gaudelus a par ailleurs évoqué une étude de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), menée en collaboration avec l’Institut Pasteur, qui vise à comprendre pourquoi les enfants font principalement des formes paucisymptomatiques de la maladie alors qu’ils présentent des charges virales dans le nasopharynx et dans les selles totalement identiques à celles de l’adulte.

L’analyse des résultats est toujours en cours, mais il semblerait que la réponse immunitaire de l’enfant, que ce soit en quantité ou en qualité, soit différente de celle des adultes qui font des formes symptomatiques, en termes de réponse lymphocytaire T. La réponse des lymphocytes B est en cours d’exploration.

Source : APMnews

 

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Ouverture de la vaccination à tous les 55 ans et plus avec les vaccins d’AstraZeneca et J&J

Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a annoncé plusieurs mesures destinées à accélérer la vaccination contre le Covid-19, parmi lesquelles l’élargissement de la vaccination à toutes les personnes de 55 ans et plus avec les vaccins à adénovirus d’AstraZeneca (Vaxzevria*) et de Janssen (groupe Johnson & Johnson, J&J) dès aujourd’hui, dans une interview au Journal du dimanche du 11/04/2021.

AstraZeneca

« L’hésitation vis-à-vis du vaccin AstraZeneca ne m’étonne pas et ne m’inquiète pas, dès lors qu’il y a eu un signal de sécurité européen », commente Olivier Véran dans les colonnes du JDD. Il ajoute que « la confiance revient », mettant en avant les 157.000 français ayant reçu une injection de ce produit pendant la seule journée de vendredi. Il indique également un élargissement de son utilisation, dès aujourd’hui, à toutes les personnes de 55 ans et plus « sans condition ».

Janssen

Ce vaccin monodose, comme celui d’AstraZeneca, repose sur un vecteur adénoviral, et sera aussi disponible à tous les 55 ans et plus dès aujourd’hui. Olivier Véran rappelle que 200.000 doses seront livrées la semaine prochaine.

Accélérer le rythme des vaccinations

Olivier Veran précise que dès vendredi 16 avril, les vaccins à ARN messager de Pfizer/BioNTech (Comirnaty*) et Moderna (mRNA-1273), seront administrables chez toutes les personnes de 60 ans et plus, sans condition. Aussi, afin d’accélérer le rythme des vaccinations, à partir de mercredi 14 avril, les injections des doses des deux vaccins à ARNm, Comirnaty* et mRNA-1273 seront espacées de 42 jours, au lieu de 28 jours actuellement. « Ça va nous permettre de vacciner plus vite, sans voir se réduire la protection, car l’âge moyen des personnes vaccinées baisse et le niveau d’immunité des moins de 70 ans est suffisant pour espacer les deux injections sans perte de chance », explique le ministre. « Cela doit nous faire gagner 1,8 million d’injections sur la seconde quinzaine de mai ».
De plus, il sera désormais possible, pour gagner en souplesse et « quand cela se justifie» , d’utiliser deux vaccins différents, mais reposant sur la même technologie, pour les deux doses, par exemple recevoir une première dose de Pfizer-BioNTech et une seconde de Moderna. En revanche, aucun avis de la HAS n’a encore été publié en ce sens, note APMNews.

Les auto-tests « rapidement mis à disposition dans les établissements scolaires »

S’agissant de l’arrivée sur le marché français ce jour des autotests de dépistage du Sars-CoV-2, Olivier Véran atteste qu’ils seront « rapidement mis à disposition dans les établissements scolaires », et affiche l’objectif ambitieux de deux tests par semaine pour les élèves et les enseignants.

Sources : JDD et APM News

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Covid-19: les vétérinaires, manipulateurs radio, étudiants en santé, dentistes et techniciens de laboratoires pourraient bientôt vacciner les Français

La Haute autorisé de santé (HAS) s’est déclarée favorable à l’élargissement de la vaccination contre le Covid-19 à d’autres professionnels de santé comme les vétérinaires, les manipulateurs radio, les étudiants en santé, les chirurgiens-dentistes et les techniciens de laboratoires, ainsi que d’autres catégories de pharmaciens afin d’accélérer la campagne vaccinale.

Après les médecins, sages-femmes, infirmiers et pharmaciens d’officine, d’autres professionnels de santé pourraient bientôt vacciner les Français contre le Covid-19. Jeudi 25 au soir, Olivier Véran, avait annoncé l’entrée des étudiants en santé dans la boucle et l’autorisation de prescrire les vaccins par les infirmiers.

Saisie dans le cadre d’un projet de décret d’état d’urgence sanitaire visant à augmenter le nombre de professionnels habilités à pratiquer des vaccinations contre le Sars-CoV-2, la HAS recommande, dans son avis, de donner la possibilité aussi « aux pharmaciens mutualistes et des secours miniers et aux chirurgiens-dentistes » d’administrer les vaccins en ville et dans les centres de vaccination.

Elle préconise également d’ajouter à la liste des professionnels autorisés à vacciner, mais seulement en centres : les manipulateurs d’électroradiologie médicale ; les techniciens de laboratoire; les vétérinaires et les étudiants en deuxième année de médecine (sous réserve d’avoir réalisé leur stage infirmier), en deuxième cycle et troisième cycles de médecine, odontologie, pharmacie et en maïeutique, ainsi qu’aux étudiants en soins infirmiers en deuxième et troisième années de formation.

Par ailleurs, la HAS s’est dite favorable à ce que « les pharmaciens et les vétérinaires puissent procéder à l’intégralité de l’administration du vaccin, y compris la préparation des doses ». L’autorité sanitaire suggère également d’élargir la liste aux professionnels retraités volontaires -pharmaciens, infirmiers, médecins, sages-femmes, vétérinaires, chirurgiens-dentistes, manipulateurs d’électroradiologie et techniciens de laboratoire- et aux professionnels de la réserve sanitaire. L’instance note que les personnels habilités à administrer ou à injecter le vaccin devront tout de même suivre une formation spécifique.

Prescriptions des vaccins élargies

Actuellement, la prescription des vaccins contre le Sars-CoV-2 en ville et en centres de vaccination est limité aux médecins, sages-femmes et pharmaciens d’officine. La HAS souhaite inclure, après le suivi d’une formation, les pharmaciens mutualistes et des secours miniers, les chirurgiens-dentistes et les infirmiers en pratique avancée.

Lire le détail de l’Avis du 25 mars 2021 du collège de la Haute Autorité de santé relatif à l’élargissement des compétences vaccinales dans le cadre de la campagne de vaccination de masse contre le Sars-CoV-2.

 

Sources : Haute Autorité de Santé et APMnews

 

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