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3 questions à Bernard Briatte, Président de l’URPS Chirurgiens-dentistes Occitanie

3 questions à Bernard Briatte, Président de l’URPS Chirurgiens-dentistes Occitanie

Un an après le début de l’épidémie : qu’est-ce que le Covid a changé à votre profession ?
Les chirurgiens-dentistes sont des professionnels de santé habitués à manier et à porter du matériel médical de protection, comme le masque et les gants et à gérer le risque infectieux. Cette image hautement sécurisée de notre exercice ne fait que renforcer le professionnalisme de la profession. Ceci étant, avec la crise sanitaire, les chirurgiens-dentistes ont dû renforcer leurs mesures de précaution. Ce qui s’est traduit par repenser l’organisation des rendez-vous et la gestion des soins (les cabinets soignent moins de patients), et le respect de protocoles d’hygiènes stricts (la protection des patients et des praticiens nécessite plus de matériel).

Comment se protéger en tant que professionnel ?
Les chirurgiens-dentistes sont clairement les professionnels de santé les plus exposés. Ils sont pourtant moins contaminés que les autres professionnels de santé. Discipline et rigueur sont sans doute les clefs de voute de cette protection
Si cette crise n’a pas entaché leur moral (73% des praticiens restent globalement satisfaits de leur métier malgré la crise contre 79% en 2019, cf Information dentaire 12/2020), elle a par contre sans aucun doute remis fortement en évidence l’importance du bien-être au cabinet dentaire.

Est-ce que le Covid a modifié votre rapport aux patients ?
Contrairement au reste de la population qui est majoritairement en télétravail, les chirurgiens-dentistes sont au contact humain tous les jours. Le rôle sociétal du chirurgien-dentiste est renforcé. Instaurant un rapport d’empathie face à la douleur de ses patients, le chirurgien-dentiste se trouve dans une position valorisante, alors même que la société et en crise.
Mais au quotidien, la communication « non verbale » est plus difficile avec les masques.

Que vous permet votre organisation en URPS ?
L’URPS a permis l’obtention des EPI indispensables à la reprise : la recherche et l’achat d’équipements de protection individuelle (EPI) par l’URPS ont permis que les gardes soient assurées en toute sécurité dans toute la région et que les praticiens puissent reprendre leur activité dès le déconfinement.

Aussi, l’URPS a permis d’informer nos confrères, notamment par la mise en place d’un éco-système digital (site internet et page Facebook). L’URPS informe les praticiens occitans des dernières actualités sur la Covid que ce soit en lien avec leur exercice professionnel ou leur environnement de santé.

Et demain, comment améliorer cette organisation ?
Cette crise sanitaire a mis en évidence la nécessité de renforcer « l’interpro » pour une meilleure communication à destination des professionnels de santé. Renforcer l’union des professions de santé libérales, par la mutualisation de leurs outils et moyens de communication, permettrait une meilleure synergie à destination des professionnels de santé en cas de force majeure.

Publié par lsp dans COVID 19 : la parole aux URPS
Trois questions à Françoise Bernadberoy-Prido, présidente de l’URPS Sages-femmes Occitanie

Trois questions à Françoise Bernadberoy-Prido, présidente de l’URPS Sages-femmes Occitanie

Un an après le début de l’épidémie, qu’est-ce que le Covid a changé à votre profession ?
Ce n’est pas le fond de la profession qui a changé, ce sont les complications qui vont avec le virus : toutes les contraintes, les mesures barrières, l’aménagement du temps de travail, des locaux, le nettoyage des locaux… Je dirais que nous sages-femmes, avons finalement la chance d’être moins « impactées » que d’autres professions, car moins susceptibles que les autres de voir des patients malades.

Qu’est-ce qui a changé dans votre rapport aux patients ?
Pas grand-chose, hormis que la communication qui est plus compliquée, car on porte le masque. Pour les patientes qu’on voit en rééducation par exemple, ce n’est pas tout à fait pareil. Et il y a un peu plus de contraintes, pour donner les mesures barrières, les mesures de protection… Après, globalement, je n’ai pas été trop embêtée, et le rapport aux patientes n’a pas beaucoup changé. Peut-être que j’ai des patientes très disciplinées !

Votre organisation en URPS vous a-t-elle facilité la tâche ?
Elle nous a surtout permis de rappeler à l’ARS que nous existions ! Comme effectivement nous ne sommes pas très impactés par les conséquences du virus, tout ce qui avait trait au champ de la natalité a été un peu oublié dans l’urgence de l’épidémie. Ça nous a donc permis de prendre les choses en main, et de rappeler que nous existions : un domaine de la santé qui peut paraitre très important mais qui dans les faits ne l’est pas vraiment. Comme nos patients ne sont pas malades, il me semble clair que dans le champ de la santé en France, tout ce qui a trait à la périnatalité est souvent oublié. Nous sommes plutôt dans une médecine de prévention, que dans un champ de soin.

Comment améliorer demain cette situation ?
En faisant en sorte qu’on arrête de nous oublier ! (Rires) Ça vient petit à petit. Les sages-femmes, en général, nous ne sommes pas nombreuses. Et ça se retrouve dans l’URPS précisément, car on a un petit budget. Et qui dit petit budget dit représentativité moindre, donc moins de présence effective sur le terrain… C’est un peu notre problème avec les autres petites URPS. C’est la raison pour laquelle nous avions demandé de l’aide pour la communication, et l’ARS a donné un budget !

Publié par lsp dans COVID 19 : la parole aux URPS