Covid

Covid 19 : point sur l’épidémie en Occitanie

Ce qu’il faut retenir du bulletin d’information COVID-19 du vendredi 19 avril 2021 de l’ARS Occitanie :

Situation toujours sous forte tension

L’impact épidémique reste fort actuellement pour l’ensemble des équipes soignantes des établissements
hospitaliers en Occitanie. Les derniers indicateurs régionaux témoignent d’une relative stabilité des admissions, tant en hospitalisation conventionnelle que dans les services de soins critiques qui prennent en charge les cas les plus graves. Mais le niveau d’activité reste très élevé avec à ce jour encore 410 personnes hospitalisées en réanimation et soins critiques dans notre région. Ces patients sont désormais plus jeunes : les plus de 75 ans ont bénéficié en priorité de la vaccination qui les protège. Depuis le début la campagne vaccinale cet hiver, le nombre de cas positifs est fortement réduit parmi les plus âgés. La vaccination est dorénavant un signe d’espoir pour tous.

Les chiffres en Occitanie au 16 avril 2021 / Extrait du bulletin d’information de l’ARS

Plus d’1,5 million de doses de vaccin déjà administrées

Vaccins au 16 avril en Occitanie / Extrait du bulletin d’information de l’ARS

Hospitalisations 

Au 16 avril 2021, sont déclarés par l’ARS 1 871 hospitalisations en cours (+9) dont 410 en réanimation
et soins critiques (-5) et 3 920 décès à l’hôpital (+49 en 3j)

Les hospitalisations en Occitanie au 16 avril 2021 / Extrait du bulletin d’information de l’ARS

Voir le bulletin complet de l’ARS Occitanie et les statistiques nationales sur le site de Santé Publique France

Source : ARS Occitanie

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Le Sénat lance une consultation en ligne des maires sur les mesures de confinement

Le Sénat vient de lancer une consultation des maires de France sur son site internet à propos du confinement. Cette initiative est prise dans le cadre de la mission commune d’information destinée à évaluer les effets des mesures prises ou envisagées en matière de confinement ou de restrictions d’activités afin d’étudier en profondeur la dimension territoriale de la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Dans le cadre de cette consultation, les maires seront invités à partager expériences et propositions afin de mieux appréhender les effets des restrictions mises en œuvre depuis l’apparition du virus : « Les collectivités territoriales, déclare le rapporteur Jean-Michel Arnaud (Union centriste, Hautes-Alpes), ont largement contribué à la mise en œuvre des mesures décidées par le gouvernement, ne serait-ce que pour l’application des règles sanitaires. Elles ont également apporté des réponses très concrètes aux attentes des citoyens, par exemple dans le domaine social ou économique, tout en subissant directement les conséquences des restrictions d’activités. Un an après le premier confinement, il nous a donc paru indispensable de dresser un bilan des nombreuses initiatives prises pour faire face à la crise sanitaire dans les territoires ». La consultation est ouverte depuis le jeudi 15 avril et le sera jusqu’au samedi 15 mai.

Source : senat.fr, APMnews

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Les professionnels encouragés à venir en renfort dans les établissements de santé

Olivier Véran met en place de nouvelles mesures visant à encourager les professionnels de santé à renforcer les effectifs des établissements de santé confrontés à une forte tension liée à la troisième vague. « La poursuite de la mobilisation des professionnels est donc cruciale pour la prise en charge des patients atteints de Covid-19, mais aussi de tous les autres patients et permettre un roulement des équipes hospitalières.»

Ces mesures de soutien concernent les retraités, les étudiants, les libéraux ainsi que les réservistes.

Via la plateforme gouvernementale Plateforme RH Crise : « tout professionnel qui souhaite se porter volontaire pour une mission renseigne et met à jour ses coordonnées, disponibilités, diplômes et expériences. Il sera ensuite contacté directement par un établissement de sa région ou par l’ARS pour un contrat court ou une mise à disposition. Tout établissement qui a besoin de renforts peut consulter la liste des volontaires et contacter les profils les plus adaptés à ses besoins. »

Des compensations sont prévues. Les étudiants mobilisés sous l’égide des agences régionales de santé (ARS), par exemple, percevront une « indemnité exceptionnelle de stage ». Leurs formations pourront être « suspendues, de manière encadrée », et en veillant à ne pas impacter leur diplomation.
Une augmentation de la rémunération des réservistes et des infirmiers est par également annoncée dans ce communiqué.

Quant aux professionnels de santé à la retraite, ils ne seront pas soumis au plafonnement du cumul de leur retraite et du revenu de leur activité s’ils exercent dans un service Covid. En outre, en cas de perte d’activité, les frais fixes des médecins libéraux seront indemnisés afin de leur permettre de renforcer les services Covid-19.

Sources : Solidarites-sante.gouv.fr, APM News

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Ouverture de la vaccination à tous les 55 ans et plus avec les vaccins d’AstraZeneca et J&J

Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a annoncé plusieurs mesures destinées à accélérer la vaccination contre le Covid-19, parmi lesquelles l’élargissement de la vaccination à toutes les personnes de 55 ans et plus avec les vaccins à adénovirus d’AstraZeneca (Vaxzevria*) et de Janssen (groupe Johnson & Johnson, J&J) dès aujourd’hui, dans une interview au Journal du dimanche du 11/04/2021.

AstraZeneca

« L’hésitation vis-à-vis du vaccin AstraZeneca ne m’étonne pas et ne m’inquiète pas, dès lors qu’il y a eu un signal de sécurité européen », commente Olivier Véran dans les colonnes du JDD. Il ajoute que « la confiance revient », mettant en avant les 157.000 français ayant reçu une injection de ce produit pendant la seule journée de vendredi. Il indique également un élargissement de son utilisation, dès aujourd’hui, à toutes les personnes de 55 ans et plus « sans condition ».

Janssen

Ce vaccin monodose, comme celui d’AstraZeneca, repose sur un vecteur adénoviral, et sera aussi disponible à tous les 55 ans et plus dès aujourd’hui. Olivier Véran rappelle que 200.000 doses seront livrées la semaine prochaine.

Accélérer le rythme des vaccinations

Olivier Veran précise que dès vendredi 16 avril, les vaccins à ARN messager de Pfizer/BioNTech (Comirnaty*) et Moderna (mRNA-1273), seront administrables chez toutes les personnes de 60 ans et plus, sans condition. Aussi, afin d’accélérer le rythme des vaccinations, à partir de mercredi 14 avril, les injections des doses des deux vaccins à ARNm, Comirnaty* et mRNA-1273 seront espacées de 42 jours, au lieu de 28 jours actuellement. « Ça va nous permettre de vacciner plus vite, sans voir se réduire la protection, car l’âge moyen des personnes vaccinées baisse et le niveau d’immunité des moins de 70 ans est suffisant pour espacer les deux injections sans perte de chance », explique le ministre. « Cela doit nous faire gagner 1,8 million d’injections sur la seconde quinzaine de mai ».
De plus, il sera désormais possible, pour gagner en souplesse et « quand cela se justifie» , d’utiliser deux vaccins différents, mais reposant sur la même technologie, pour les deux doses, par exemple recevoir une première dose de Pfizer-BioNTech et une seconde de Moderna. En revanche, aucun avis de la HAS n’a encore été publié en ce sens, note APMNews.

Les auto-tests « rapidement mis à disposition dans les établissements scolaires »

S’agissant de l’arrivée sur le marché français ce jour des autotests de dépistage du Sars-CoV-2, Olivier Véran atteste qu’ils seront « rapidement mis à disposition dans les établissements scolaires », et affiche l’objectif ambitieux de deux tests par semaine pour les élèves et les enseignants.

Sources : JDD et APM News

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Covid en réanimation : « on soigne plus, mieux et plus vite mais les patients sont plus jeunes et les cas plus graves »

Si les progrès réalisés dans la prise en charge des patients de réanimation atteints de Covid-19 permettent de les soigner « mieux » et « plus vite », les réanimations sont actuellement remplies de patients plus jeunes mais aux cas plus graves, parfois parce qu’ils arrivent plus tard en réanimation.

Le Pr Xavier Capdevila, responsable du service anesthésie-réanimation du CHU de Montpellier, et le Dr Pierre Kalfon, chef du service réanimation du CH de Chartres, ont apporté leur témoignage de terrain lors d’une conférence de presse en ligne organisée par la Fédération hospitalière de France (FHF) sur les conséquences des prises en charge Covid sur la santé publique.

En pleine 3e vague de l’épidémie, « la tension est très importante, perceptible au quotidien », a expliqué le Dr Kalfon. Dans son établissement, la capacité de lits a été augmentée (passant de 12 lits de réanimation et 6 lits de surveillance continue à 18 lits de réanimation et 6 de surveillance continue). Et la gestion des hospitalisations est la plus fine possible : « un patient de réanimation qui n’a plus besoin de ventilation passe en soins continus. Si son état s’aggrave, il va en réanimation, et inversement ».

Par rapport à la première vague, l’épuisement des équipes, la durée de l’épidémie, le fait qu’il y ait davantage de patients non Covid à prendre en charge, la difficulté à disposer de renforts rendent certaines choses « plus difficiles ». Mais il y a aussi des éléments plus faciles : les traitements sont plus codifiés, l’oxygénothérapie mieux utilisée, l’intérêt des corticoïdes démontré…. « Cela a contribué à mieux soigner et surtout à permettre d’avoir des séjours en soins critiques plus courts. Au total, je pense que nous soignons actuellement beaucoup plus de patients que l’année passée » a déclaré le Dr Kalfon. « Comme nous les soignons mieux et un peu plus vite, on parvient pour l’instant, à part dans certains endroits, à apporter une réponse. (…) Mais je suis personnellement très inquiet (…) si de nouvelles mesures ne sont pas prises » , a-t-il confié.

La question du « tri » malgré l’augmentation des lits

Malgré l’augmentation des lits, cette position de saturation, malgré est réelle. Elle fait ressortir la question du « tri » (admettre ou non un patient en réanimation, en fonction du bénéfice potentiel qu’il peut en tirer en termes de récupération d’une situation sociale acceptable) pour le Pr Capdevila. « Il faut traiter des patients Covid en réanimation, mais également les non-Covid. On en a encore beaucoup » : « Il y a du choc septique, des polytraumatismes, des tentatives de suicide aussi… »

La question du « tri » est davantage une réflexion à ce jour. « On n’en est pas encore là, c’est quelque chose qu’on n’a pas fait en France », contrairement à l’Italie, l’Espagne ou le Royaume-Uni où la saturation n’a pas pu être évitée lors des précédentes vagues. « Mais là, en Ile-de-France en tout cas, on arrive dans cet état d’esprit : une réflexion sur les critères de non-admission va être remise sur la table de façon un peu plus importante que ça ne l’est actuellement. » Est-ce le variant ? »Il y a une probabilité dans ce sens ».

Beaucoup de prises en charge invasives nécessaires malgré les progrès

« malgré beaucoup de progrès dans la prise en charge non invasive, il y a beaucoup d’intubation, de ventilation, de dialyse, de décubitus ventral, voire de circulation extracorporelle », chez les patients Covid actuellement en réanimation, « et ils sont beaucoup plus jeunes qu’à la 1re et la 2e vague. C’est très clair dans nos réanimations. »
Au CHU de Montpellier, « on a perdu 10 à 15 ans d’âge moyen par rapport à la 1re vague ».
La vaccination des plus âgés est l’une des explications à cette baisse de l’âge des patients en réanimation, selon le Pr Capdevila. Il a évoqué également « peut-être des conduites à risque un tout petit peu plus importantes pour les personnes les moins âgées […], et le variant anglais qui est plus contagieux et peut-être un peu plus méchant, notamment avec des patients qui ont moins de comorbidités que ceux admis à la 1re phase ». Ce rajeunissement des patients permet néanmoins une rotation plus importante et moins d’embolisation des lits.

Interrogé par APMnews sur l’évolution de la mortalité, il a indiqué qu’elle avait baissé par rapport à la 1re vague, parce qu’au début de l’épidémie les patients étaient systématiquement intubés, et ils étaient âgés. La mortalité était « clairement moindre » lors de la 2e vague. Mais actuellement, elle « se maintient, elle n’a pas encore diminué, elle n’a pas explosé non plus malgré le variant anglais ».

Attention aux prises en charge à domicile trop longues avant hospitalisation

Il a toutefois alerté sur un phénomène, qui explique aussi que malgré des malades plus jeunes admis en réanimation, beaucoup sont dans un état plus grave : ces patients jeunes ne veulent pas aller à l’hôpital. « Ils ont peur de ce qui les attend ». Ils font alors un lien avec le médecin traitant, « mais ils n’auront pas forcément l’ensemble des traitements ».
Ainsi, « un patient jeune va rester au maximum à domicile (…) et il peut arriver à l’hôpital dans un état extrêmement précaire, alors qu’il peut être intéressant d’être hospitalisé et de recevoir les traitements, le séjour sera alors peut-être plus court. »

Source : APMnews

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